Suggestions culturelles pour préparer un voyage en Malaisie

Par Joëlle Gauthier, membre de l'équipe

Partir en Malaisie avec Voyages Lambert c’est opter pour l’une des destinations les plus contrastées au monde. Vous y aurez le privilège de pénétrer dans les forêts primaires de Bornéo et d’aller à la rencontre des célèbres Orangs-Outans ou d’autres représentants d’une faune endémique aussi variée que colorée. Vous pourrez y découvrir la capitale futuriste de Kuala Lumpur et ses tours Petronas à l’architecture moderne. Vous pourrez y plonger dans l’histoire de ce peuple aux provenances et aux croyances multiples qui tissent la société malaisienne.

Avant de vous lancer dans un tel périple, nous vous proposons quelques suggestions littéraires et cinématographiques afin de vous initier à cette culture si riche et variée.

 

Des livres à lire avant de partir en Malaisie 

Amok, Stefan Sweig, Gallimard, 2013.

L’Amok est un terme d’origine malais décrivant un état de folie homicide. Dans cette nouvelle parue en 1922, Sweig exhibe toutes les pulsions refoulées par l’homme ordinaire, par un médecin colonial d’un petit village de Malaisie. Un homme qui se prend soudainement de passion pour une bourgeoise hautaine venue lui demander son aide pour avorter. Il la désire, il la rejette… et ce violent amour déclenchera en lui une fureur destructrice. L’auteur dénonce ainsi le moralisme qui asservit les hommes comme les femmes dans la société de son époque.

Contes et légendes de Bornéo, aux origines du monde, Mady Villard et Magali Tardivel-Lacombe, Éditions Flies Frances, 2015.

L’exploratrice Mary Villard vécut à Bornéo au début des années 1970. Elle raconte, à travers ces contes mythes et légendes, l’aventure humaine qu’elle a vécue en compagnie des quatre plus anciens peuples de l’île ; les Kelabits, les Kadazans, les Muruts et les Punans. Passionnée par le merveilleux, elle partage avec les lecteurs ces quelque trente-quatre récits issus du patrimoine oral de Bornéo. Chacun est un petit bijou offrant l’occasion de découvrir une coutume, une croyance, un animal…

Le Riz, Shahnon Ahmad, Actes Sud, 2014.

À ce jour, ce roman est la seule œuvre traduite du grand écrivain malais Shahnon Ahmad. Paysans en Malaisie, Lahuma et sa femme Jeha possèdent quelques arpents de terre, leur subsistance reposant uniquement sur la culture du riz. Le riz dicte leur destin au fil des récoltes, imposant de jour en jour les mêmes gestes, les mêmes obsessions. Lorsque Lahuma se blesse et qu’il est incapable de soutenir ce rythme, c’est au tour de Jeha et de leurs filles de descendre dans la rizière affronter sangsues, crabes et oiseaux… Plongeant dans les souvenirs de son enfance en milieu rural, Ahmad raconte l’histoire du riz et témoigne des vies qui en dépendent. Mais c’est d’abord un roman envoûtant, incantatoire, sur un rythme de sourate, qui raconte la force souveraine des grands cycles de la nature.

Le sacrilège malais, Pierre Boulle, Éditions du Pacifique, 2017.

Éclipsé par le succès international de La Planète des singes et du Pont de la rivière Kwaï, le second roman de Pierre Boulle mérite d’être (re) découvert. Il brosse ici le portrait de deux réalités qui s’entrechoquent. Celle de la Malaisie, pays producteur de caoutchouc, et celle des grands investisseurs de l’entre-deux-guerres venus investir et planter massivement des hévéas afin de faire fructifier l’industrie automobile. Ainsi, dans les années 1930, un jeune ingénieur français se retrouve engagé dans une plantation en Malaisie. Pierre Boulle décrit avec humour, ironie et malice l’absurdité et les paradoxes du modèle colonial exploitant la main-d’œuvre et les ressources naturelles.

 

Découvrir la Malaisie par son cinéma

Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures, Apichatpong Weerasethakul, 2010.

Palme d’or du Festival de Cannes. Les apparitions magiques de son fils disparu depuis des années et de sa femme défunte confirment à Oncle Boonmee que sa fin est proche. Entouré des siens, il se remémore alors ses vies antérieures, ayant accès à une mémoire lointaine. Il traverse ainsi la jungle, accompagné de sa famille, jusqu’à une grotte au sommet d’une colline, jusqu’au lieu de naissance de sa première vie. De cette première vie, Oncle Boonmee ne se souvient de rien, s’il était animal ou végétal, homme ou femme ; mais il sait qu’il est en ce lieu, en ce moment, prêt à aborder la mort avec sérénité.

Le Cimetière de la splendeur, Apichatpong Weerasethakul, 2015.

Sélection « Un certain regard » Festival de Cannes. Des soldats atteints d’un énigmatique syndrome du sommeil sont transférés dans un hôpital provisoire ; une école abandonnée située sur un ancien site mythique. Jenjira, préposée volontaire, se lie d’amitié avec Keng, une jeune médium qui utilise ses talents pour communiquer avec les patients endormis. Un jour, Jenjira trouve le journal intime d’un jeune et beau soldat, couvert d’écrits et de croquis étranges. Entre magie, guérison, romance et rêves, elle prendra pleinement conscience du monde qui l’entoure.

Sepet, Yasmin Ahmad, 2004.

L’expression malaise Sepet, se traduit, dans le contexte, par « yeux bridés » ; le film mettant en scène une subtile étude des pressions exercées par la société sur les individus. Ah Loong, un jeune commerçant chinois à l’âme de poète rencontre Orked, une écolière malaisienne. Dans une Malaisie contemporaine et conservatrice, ils sont invités à se séparer en raison de leurs différentes situations sociales et raciales.

À voir de la même réalisatrice : Gubra, le second volet de ce film

Si vous souhaitez aller de l’avant avec cette envie irrésistible de vous envoler vers la Malaisie, n’hésitez pas à contacter votre conseiller Voyages Lambert qui saura concrétiser ce rêve.

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