Les grottes de Lascaux, une saga de découvertes

Au cours du circuit que Voyages Lambert propose dans le Sud-Ouest de la France nous accordons une belle part à la région historique du Périgord, l’actuel département de la Dordogne, sans conteste l’un des territoires qui peut offrir tout ce que l’on peut espérer de l’émotion culturelle. Les paysages de ce petit coin de France sont verdoyants et bucoliques, les tables sont particulièrement raffinées et alléchantes et surtout, la tradition et l’occupation par des êtres humains peut s’y vanter de remonter aux époques les plus lointaines de la grande aventure de notre espèce. C’est tout au long de la vallée de la Vézère, un affluent de la Dordogne, que l’on trouve une exceptionnelle concentration de sites préhistoriques et archéologiques de premier plan (pas moins de 37) parmi lesquels, Lascaux, la grotte ornée que l’on surnomma à juste titre la « chapelle Sixtine de la Préhistoire ».

Lascaux offre un témoignage poignant et fascinant de ces temps fort anciens, que l’on dit magdaléniens. On peut aujourd’hui visiter, un des points forts de ce circuit avec Voyages Lambert, la réplique intégrale de la grotte sans risquer d’endommager les fresques originales, ces dernières étant un bien faisant partie du patrimoine de l’Humanité protégé par l’UNESCO, et que l’on se doit de conserver pour les générations futures.

Aujourd’hui ce que l’on visite s’appelle Lascaux IV, un superbe bâtiment qui s’allonge langoureusement au pied de la colline dans laquelle se trouve la grotte originale. Pour en arriver là, depuis la découverte le 12 septembre 1940, bien des événements se sont succédé, et comme on dit, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts de la Dordogne; une véritable saga dont nous allons maintenant vous rappeler les grandes lignes.

Grotte de Lascaux Salle des tauraux

La saga d’une découverte fortuite

Géographiquement, Lascaux se situe dans la partie septentrionale du Périgord Noir. La Vézère s’y écoule paresseusement. Cette zone de la partie centrale du cours de la rivière est marquée par une succession de méandres bordés de hautes corniches calcaires. Juste en amont de ce modelé encaissé, aux environs de Lascaux et près de Montignac, le relief s’adoucit sensiblement pour laisser place à un fond de vallée plus large, aux rives dépourvues d’abrupt. Dans le contexte où vivaient nos ancêtres magdaléniens il s’agissait d’un terrain de chasse de premier choix, surtout celle du renne qui constituait alors le principal gibier en ces temps de glaciations.

C’est la fin de l’été, le jeudi 12 septembre 1940, rien n’incite alors à détourner son attention des événements dramatiques de la Seconde Guerre mondiale qui marquaient cette période incertaine de l’Histoire. Pourtant, en Dordogne, quatre adolescents et un chien vont faire une découverte archéologique exceptionnelle qui allait soudainement attirer tous les regards. Quelques jours auparavant, Marcel Ravidat, un jeune apprenti garagiste de 13 ans se promenait avec son chien Robot sur les collines. Ce dernier se met à poursuivre un lapin qui se réfugia dans un trou situé à l’endroit où un arbre avait été déraciné. En jetant des pierres pour essayer de faire sortir le lapin, Marcel s’aperçoit que le trou communique avec une vaste cavité et il pense aussitôt à la légende locale qui parle d’un souterrain conduisant au manoir de Lascaux. Impossible à explorer sans aide et un travail de désobstruction. Quatre jours plus tard Ravidat revient sur les lieux avec trois autres jeunes de la commune, Jacques Marsal, Georges Agniel et Simon Coencas. L’orifice fut élargi et Marcel pu se glisser dans une petite cheminée verticale. Il prit pied sur un cône d’éboulis qu’il dévala jusqu’en bas pour se retrouver dans une salle d’une trentaine de mètres de long. Les trois autres complices le rejoignirent et ils commencèrent à explorer les lieux à l’aide d’une lampe. À la faveur d’un resserrement de la galerie ils aperçurent les premières peintures, celles de l’actuel Diverticule Axial. Ils parcoururent ainsi l’ensemble des ramifications de la cavité, les parois révélant un fantastique bestiaire. Les quatre camarades finirent par confier leur aventure à leur instituteur, Léon Laval, qui descendit à son tour dans la grotte le 18 septembre. L’abbé Henri Breuil, que la postérité surnommera « le Pape de la Préhistoire », réfugié dans la région, fut informé de cette découverte. Il devait faire une première reconnaissance du site le 21 septembre. Le mois suivant, sous la direction de Breuil, les premiers travaux d’enregistrement photographique et les relevés de figures furent engagés et l’on retrouva de nombreux objets mobiliers en os et en silex, jonchant le sol, qui contribuèrent grandement à la datation du complexe archéologique, soit entre 21500 et 18 000 ans avant J.C. selon l’éventail des estimations actuellement connues.

Découverte de la grotte de Lascaux Dordogne France

Les travaux d’aménagement de la grotte pour son exploitation touristique s’achevèrent en 1948. Et les premières fouilles ne commencèrent que l’année suivante. L’âge, la fatigue et une vue défaillante ne permirent pas à l’abbé Breuil de poursuivre ses recherches à Lascaux et c’est l’abbé André Glory qui reprit le flambeau de la gestion archéologique de ce site exceptionnel avant lui-même de passer le flambeau à d’autres préhistoriens de grand renom.

Impact du tourisme de masse

Devant le flux sans cesse croissant des visiteurs provoquant un apport important de gaz carbonique il fallut très vite, dès 1957-58, essayer d’implanter des systèmes pour régénérer l’atmosphère de la grotte. L’engouement du public était tel qu’entre 1948 et 1963 c’est au total un peu plus d’un million de personnes qui vont visiter la grotte avec des pics de plus de 1000 touristes par jour. L’abbé Glory sera même obligé d’effectuer ses relevés la nuit pour ne pas perturber le rythme des visites. Dès 1960, la « maladie verte » fait son apparition; les émanations de dioxyde de carbone des visiteurs associées à une température trop élevée générée par les éclairages artificiels permettent la dissémination d’algues sur les parois. Parallèlement, on assiste à la formation d’un voile de calcite sur les parois et certaines œuvres qui, elle, sera appelée « maladie blanche ». Il y aura de nombreuses tentatives de traitement pour endiguer les problèmes sans grands résultats, aussi André Malraux, alors ministre chargé des affaires culturelles, décide en 1963 d’interdire la grotte au grand public.

Au cours des années qui suivirent, la société propriétaire de Lascaux, fondée par la famille de La Rochefoucauld, se lança dans la réalisation d’un facsimilé des parties les plus représentatives de la grotte, le Diverticule Axial et la Salle des Taureaux. Le projet, très coûteux, fut finalement financé par la vente de la grotte originale à l’état français en 1972. Les travaux furent suspendus puis repris à partir de 1980 par le Conseil Général de la Dordogne. Située à 200 m de l’originale et à 110 m au-dessus du fond de la vallée cette réplique ouvre ses portes le 18 juillet 1983 et fera de Lascaux 2 pendant de nombreuses années, le site le plus fréquenté de Dordogne avec une moyenne de 250 000 visiteurs par an.

Lascaux, ambassadeur de la Dordogne

Suite à ce succès, naîtra le concept de « Lascaux révélé », également appelé « Lascaux 3 », une reproduction partielle de la grotte conçue pour être itinérante. Ainsi 8 panneaux furent réalisés en cinq ans dans les ateliers de Montignac. L’exposition fut d’abord mise en place dans le parc animalier voisin du Thot avant de voyager à travers le monde pendant plusieurs années (Chicago, Montréal, Bruxelles, Genève, Kwangmyŏng, Tokyo, Johannesburg, Munich, Naples…) en tant qu’ambassadeur de la Dordogne et de la vallée de la Vézère. À cause de la pandémie de COVID-19 la prochaine étape, marocaine, reste en suspens au moment où sont écrites ces lignes. Il s’agit de Casablanca.

Lascaux 4 Dordogne France

Depuis la fermeture de la grotte originale au grand public, le grand rêve a toujours été de pouvoir mettre à disposition des visiteurs, des curieux et des passionnés de préhistoire un facsimilé intégral de toutes les parties ornées de la grotte. C’est désormais chose faite et le lieu se nomme CIAP (Centre International de l’Art Pariétal), plus communément Lascaux 4. En octobre 2012 un concours d’architectes fut lancé et c’est le cabinet norvégien Snøhetta (les constructeurs de l’Opéra d’Oslo et de la nouvelle Bibliothèque d’Alexandrie) qui fut retenu pour le projet. Les travaux débutent au printemps 2014 et s’achèvent mi-2016. L’ouverture au public se fera le 15 décembre 2016, après de nombreux rebondissements. Était alors encore présent pour l’inauguration Simon Coencas, le dernier survivant du groupe de jeunes ayant pénétré dans la grotte le 12 septembre 1940, qui nous a quitté depuis, le 2 février 2020. Malgré la pandémie, le cap des 2 millions de visiteurs a été franchi à la fin de l’année 2021. L’équipement dernier cri est centré sur la reproduction quasi intégrale de la grotte de Lascaux et sur l’utilisation des nouvelles technologies de l’image et du virtuel au service de la médiation.

C’est désormais un pur bonheur pour Voyages Lambert de pouvoir inclure dans son programme du circuit « France du Sud-Ouest » une halte au complexe de Lascaux 4. C’est l’occasion rêvée de vivre une expérience insolite et personnalisée au cœur de la Préhistoire grâce à une technologie de pointe. Un must! Je vous donner rendez-vous au prochain circuit que nous y organiserons pour en parler plus!

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