Des livres et des films pour préparer un voyage en Bulgarie

Par Joëlle Gauthier, membre de l'équipe

À l’écart des routes touristiques traditionnelles, la Bulgarie, pays aux influences multiples et à l’histoire tourmentée, a su demeurer d’une authenticité sans pareille. En attendant de découvrir ce carrefour de l’Histoire et des religions avec nos voyages de groupe et nos itinéraires exclusifs Roumanie & Bulgarie et Croisière sur le Danube, nous vous proposons de parcourir cette liste de livres et de films pour préparer un voyage en Bulgarie.

 

Pourquoi visiter la Bulgarie ?

De Sofia à Veliko Tarnovo, de Varna à Plovdiv, vestiges anciens, ruines et monastères parsèment les vallées de la Bulgarie et en font une terre de prédilection pour les férus d’histoire et de culture. On y retrouve l’empreinte de grandes civilisations telles que les Thraces, les Romains, les Byzantins, l’Empire bulgare, mais aussi l’influence russe ou ottomane. Ses habitants ont su, malgré les dédales de l’histoire, conserver leurs traditions et leur folklore merveilleusement vivants. C’est pour vous faire découvrir cette culture fascinante ou pour vous aider à préparer un voyage en ces contrées verdoyantes que nous suggérons ces quelques livres et films.

 

Suggestions de livres sur la Bulgarie

Mères, Théodora Dimova, Éditions Syrtes, 2006.

Dans un lycée de la Bulgarie postcommuniste, entre chaos environnant et désarrois familiaux, se croisent les destins de sept adolescents. Chacun à leur façon, ses jeunes en « mal de mère » tentant de surmonter les souffrances de l’enfance ou la démission de leurs parents. Yavora, leur nouveau professeur, incarnera pour eux le rêve d’une vie meilleure, cultivant leur espoir. Ce récit, inspiré par un fait divers d’une violence inexplicable au sein d’un lycée bulgare, est le témoin d’une société où toutes les limites ont été outrepassées. Il suscite bien des questions telles que : comment être mère lorsque l’on a été soi-même brisée par la vie ? Cette écriture au rythme effréné bouscule les conventions et laisse le lecteur sans voix, confirmant la naissance d’une grande écrivaine.

 

À l’est de l’ouest, Miroslav Penkov, Éditions Héloïse d’Ormesson, 2013.

Un garçon achète sur internet le corps embaumé de Lénine afin de l’offrir en cadeau à son grand-père communiste ; l’enfant prodige d’un village entre par effraction dans une église orthodoxe pour y voler une précieuse croix d’or ; un adolescent rencontre l’amour de sa vie qu’il ne peut voir que tous les cinq ans, au milieu de la rivière traversant la ville et séparant Bulgarie et Serbie. À travers huit histoires à la fois drôles et absurdes, l’auteure brosse le portrait de son pays natal avec légèreté et magie.

 

Les cosmonautes ne font que passer, Elitza Gueorguieva, Verticales, 2016.

« Ton grand-père est communiste. Un vrai, te dit-on plusieurs fois et tu comprends qu’il y en a aussi des faux. C’est comme avec les Barbie et les baskets Nike, qu’on peut trouver en vrai uniquement si on possède des relations de très haut niveau… » Le premier roman de Elitza Gueorguieva conjugue l’univers de l’enfance, naïf et fantasque, avec les bouleversements de l’Histoire. D’un ton elliptique et malicieux, la jeune héroïne raconte sa réalité, illustrant de quelle façon la réalité politique teinte sa vie, détermine ses valeurs et ses rêves.

 

Janvier — Lazarista, Yordan Raditchkov, Éditions Théâtrales, 2003.

Théâtre — Puisant son inspiration dans la mythologie populaire bulgare, les pièces de Raditchkov sont peuplées de revenant venant aider les vivants et d’hommes conversant avec des animaux. Son univers laisse place à la magie, la poésie et l’humour, dans un grand spectacle où les jeux de l’esprit triomphent. Cette édition internationale regroupant deux œuvres permet enfin aux lecteurs de découvrir ce géant de la littérature bulgare contemporaine.

 

Suggestions de films sur la Bulgarie

Rarement traduit en français et peu diffusé hors de l’Europe, le cinéma bulgare est mal connu du public québécois. Son existence embryonnaire d’avant-guerre a laissé la place à un cinéma codifié et très contrôlé jusqu’en 1990. À la suite de la chute du communisme, il se transforme toutefois en un cinéma à la couleur tout à fait unique. En voici quelques chefs-d’œuvres, accessibles le plus souvent en langue bulgare sous-titrée en anglais.

 

Stolen eyes, Radoslav Spassov, 2005.

Premier long métrage bulgare à traiter de ce sombre et méconnu chapitre de l’histoire de ce pays européen. Le film est d’ailleurs interdit en Bulgarie. En 1980, le Parti communiste bulgare entame une rigoureuse politique de nettoyage ethnique de la minorité turque et plus de 300 000 Turcs bulgares sont alors expulsés du pays. Nombreux demeurent en Bulgarie, ayant acceptés l’humiliation d’être rebaptisés d’un nom bulgare. Le film met en scène l’amour impossible d’Ayten, une femme turque musulmane, et d’Ivan, un homme bulgare non musulman. Il est chargé des sceaux officiels nécessaires à la délivrance des nouveaux documents d’identité après les changements de noms forcés, elle a décidé de demeurer au pays, se cachant dans un village de montagne et cherche à voler les sceaux afin de ralentir le génocide ethnique.

 

The World is Big, Stephan Komandarev, avec Miki Manojlovic, 2010.

D’après le roman d’Ilija Trojanow. Alex, un jeune bulgare élevé en Allemagne, devient amnésique après un accident de voiture. Son grand-père l’entraîne dans un coloré périple de retour au pays… à bicyclette. Ce voyage initiatique à travers l’Europe de l’Est lui rendra sa mémoire et son identité.

 

Glory, Kristina Grozeva et Petar Valcjanov, 2017.

Alors qu’il travaille à l’entretien des chemins de fer, Tsanko, un cantonnier d’une cinquantaine d’années, trouve des liasses de billets éparpillées sur les voies. Lorsqu’il en avertit les autorités, la propagande l’érige en héros et une cérémonie est offerte en son honneur. On lui offre à cette occasion une montre… qui ne fonctionne pas. Il n’a qu’une envie ; récupérer sa vieille montre de famille qu’on lui a retirée du poignet à la dernière minute pour faire bonne figure. Débute alors un cirque absurde avec le service des relations publiques du ministère des Transports pour retrouver l’objet.

 

Taxi Sofia, Stephan Komandarev, 2017.

Six chauffeurs de taxi de Sofia, six journées qui offrent un portrait saisissant du quotidien bulgare et des enjeux de cette société. Un premier conducteur de taxi assassine son banquier et se suicide après avoir appris que le montant du pot-de-vin qu’il doit verser pour conserver son affaire a doublé. L’affaire suscite un débat national sur le désespoir saisissant la société. Un film sur l’espoir et le drame de chaque être souhaitant un avenir meilleur.

Si ces lectures et ces films ont retenu votre attention et piqué votre curiosité, sachez qu’ils n’offrent qu’une image partielle des splendeurs méconnues de la Bulgarie. Pour en découvrir toute la richesse, n’hésitez pas à contacter nos experts afin de rejoindre l’un de nos circuits.

 

добро четене!

Bonne lecture !

добър филм!

Bon film !

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