Lac Baïkal – Bouriatie – Mongolie

À l’occasion du festival du Naadam d’Oulan-Bator

« J'aime les Mongols. Ils sont Amour, et leurs chants ne disent que l'amour : celui de la nature, des chevaux, des femmes, des enfants.
J'aime leur générosité, leurs yeux rieurs, étoilés, qu'une vie rude ne ternit pas.
Ils sont fiers, mais simples et profondément heureux de vivre.
Ils me manquent. Leurs sourires, leurs coutumes, leurs chants, leur silence.

Fouler leurs territoires, si vastes que la notion de frontière s'estompe, fut pour moi l'un des plus grands bonheurs. Je me souviens de l'avion atterrissant en pleine steppe, les ailes de l'appareil caressant des collines douces et sensuelles, une herbe verte et dorée, appétissante, et sur laquelle étaient dispersées, telles de pleines lunes, des yourtes rondes, et pour satellites, de nombreux troupeaux, mufles au sol. Des centaures portant habits de soie galopaient sous le soleil, la face pamplemousse, le toupet des crins relevé dans la lumière tel un sabre, une virgule de joie.
L'avion se posait en plein Moyen Âge, au beau milieu d'un rêve.

Dans l'immensité des steppes ou parmi les montagnes, où sans cesse le grandiose vous étreint, il y a ces lunes douillettes que sont les yourtes. On y entre et s'y installe sans frapper.
Aussitôt, du thé salé est entre vos mains, puis du fromage et du lait de jument fermenté.
Et, bien vite, ces hôtes d'exception tissent un guillochis tendre à votre présence,
offrent des accroche-cœurs à leurs yeux,
de jolis rangs de perles à leur bouche qui d'un sourire vous illumine.

On rit beaucoup en Mongolie. On y pleure aussi souvent : tant d'amour, de solitude, de vastitude,
de sauvages beautés, et cette impression, aussi bien oppressante qu'euphorisante,
d'être quelque part dans l'ordonnancement des univers.

En un mot comme en cent, la Mongolie est extraordinaire.
Une contrée que l'on aime avec passion. »

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